ven 18 nov 2005
Des chercheurs ont trouvé comment, en invalidant un gène spécifique, transformer la souris la plus froussarde en casse-cou. Cette axe de recherche pourrait permettre un jour de soigner cliniquement des patients atteints de phobies ou d’anxiété chronique.

Les recherches ont démontré que les souris traités devenaient non seulement plus courageuses, mais aussi plus lente à développer des réactions de peur aux stimuli de douleur.
La démonstration de courage inhabituel a été réalisée en obtenant de souris traitées qu’elles se promènent au centre d’une boite ouverte alors que l’instinct naturel de ces animaux est d’en longer les cotés pour éviter les prédateurs.
Afin de tester la réaction à la peur provoquée, les souris ont été soumise à un bruit sourd suivi d’un bref choc électrique venant du sol. Le lendemain, ce même bruit sourd a été reproduit, et le comportement noté s’est avéré différent chez la souris traitée. Là ou la souris non traitée est restée paralysée en entendant à nouveau le bruit, la souris traitée n’a pas du tout réagi au bruit, continuant à se comporter normalement.
J’ose à peine imaginer les applications militaires d’une telle découverte si elle devenait applicable assez facilement à l’homme (ou éventuellement au chien, après tout).
Voici le type de dialogue que de tels souris pourraient tenir entre elles accoudées au comptoir du “Mice Bar” (attention, j’utilise un gros mot dans cette blague, ne lisez pas si ça vous dérange, mais c’est tellement plus drôle avec que sans
) :
Souris Numéro 1 : “Quand je vois un piège à rat, je le déclenche volontairement afin de faire une cinquantaine de développés-couchés. Ensuite je me régale avec le fromage.”
Souris Numéro 2 : “Bof! Moi chaque matin je me prépare un café avec un peu de crème et beaucoup de mort-aux-rats, ça me donne un coup de fouet et j’ai la pêche pour toute la journée.”
Les deux souris regardent la troisième, qui, après quelques secondes, se lève et dit :
“J’ai pas le temps pour ces conneries… Faut que je rentre à la maison enculer le chat…”
