Cet article est le premier article d’une série de 5 articles sur les “trucs à faire dans le métro”. L’idée de départ étant d’occuper le temps de transport (3h/j dans mon cas) à faire quelque chose de productif. Les articles concernés sont :

  • 1. Ecrire à un proche (cet article)
  • 2. se bâtir une culture cinématographique
  • 3. Apprendre une langue
  • 4. Faire une sieste - Sommeil polyphasique
  • 5. Apprendre à dessiner
  • Comment tuer le temps plus intelligemment qu’en passant son temps de trajet à fuir le regard des autres, ou lire sans même y faire attention l’exemplaire du jour de “Metro” (si votre gare le fournit, ce qui n’est pas le cas de Savigny-le-Temple).
    Comment ne pas passer encore 20min à placer encore et toujours ses petits chiffres dans la grille de Sudoku en prenant l’air concentré, parce qu’on n’a pas assez de vocabulaire pour faire des mots croisés… (oui, je ne suis pas fan de Sudoku, au moins avec les mots croisés/fléchés, on peut améliorer son vocabulaire, avec le sudoku, on ressort aussi con qu’on a commencé).


    Premier de ma série de cinq trucs à faire dans le métro :
    Ecrire à un être aimé

    Le temps que vous passez dans les transports, c’est autant de temps loin des gens que vous aimez. Profitez-en pour leur dire à quel point ils comptent pour vous, en leur écrivant une petite lettre que vous leur donnerez à l’occasion.

    On n’a jamais vu quelqu’un sur son lit de mort se plaindre d’avoir passé trop de temps à aimer les autres, par contre personne n’est à l’abri de partir avant d’avoir pu le dire, ou de voir un être aimé disparaître avant qu’on ait pu se confier. C’est donc le moment d’écrire à votre enfant, votre femme, votre mère, votre soeur, et leur expliquer combien ils comptent pour vous et combien vous les aimez.

    En ce vendredi 10 mars, j’ai décidé de mettre mon conseil en pratique et d’écrire une lettre. Cependant, ce jour étant très particulier, j’ai choisi de l’écrire à quelqu’un qui ne pourra pas la lire. Sans plus en rajouter, voici la lettre en question, écrite ce soir en rentrant dans le RER.

    Ca fait maintenant 2 ans que tu as commencé ta dernière sieste au creu du maquis, et j’ai l’impression que ça fait une éternité. Il s’est passé tellement de choses depuis, que si tu revenais le temps de prendre quelques nouvelles, je ne saurais par où commencer.

    La petite Antéa avait 4 mois lorsque c’est arrivé, et sa soeur Fanette n’était que l’ombre d’une envie. Celle-ci est maintenant bien là et toi tu n’es plus. Tu n’auras pas eu le temps de profiter d’elles, et elles n’auront jamais l’occasion de rire des blagues que ton esprit taquin savait distiller aux moments les plus inattendus.

    Elles n’auront pas le bonheur de s’ajouter à la longue liste des proches ou moins proches qui ont goûté à ta gentillesse, ta tendresse et ton coeur si gros qu’il semblait intarissable d’altruisme et de patience.

    Chacun de leurs progrès, leurs premiers mots, leurs premiers pas, leurs premiers ‘papy’, entraînent chez moi une tristesse, celle de savoir que tu n’es pas là pour apprécier les efforts qu’elles déploient pour grandir et devenir un jour dignes de toi.

    Il ne se passe pas un jour sans que je pense ou rêve à toi, à tout ce que tu nous a apporté, et je te remercie pour l’homme que tu as été pendant ces 35 ans, constamment là pour aider au moindre problème, au moindre appel à l’aide.

    Je terminerais en disant que si j’arrive à être pour mes filles la moitié du père que tu as été pour nous, je serais le plus fier des hommes.

    Cet article est dédié à un grand homme. Papa, repose en paix, on t’aime.

    Paul