Cet article est le quatrième article d’une série de 5 articles sur les “trucs à faire dans le métro”. L’idée de départ étant d’occuper le temps de transport (3h/j dans mon cas) à faire quelque chose de productif. Les articles concernés sont :

  • 1. Ecrire à un proche
  • 2. se bâtir une culture cinématographique
  • 3. Apprendre une langue
  • 4. Faire une sieste - Sommeil polyphasique (cet article)
  • 5. Apprendre à dessiner
  • Ce n’est un secret pour personne, le rythme de vie trépidant qu’offre le 21ème siècle aux familles actives laisse peu de place au sommeil.

    D’un autre côté, lorsque nous passons entre 6 et 10h par jour à dormir, il est tentant de penser que ces heures de sommeils pourraient être réduites afin de gagner quelques minutes/heures d’éveil supplémentaire chaque jour.

    C’est ce que propose le sommeil polyphasique, décrit ainsi par Wikipedia :

    Le sommeil polyphasique est une réorganisation des rythmes de sommeil dans le but de réduire la durée du sommeil de 2 à 5 heures par jour. Ceci est réalisé en découpant le sommeil en de courtes siestes (environ 30 à 45 minutes) le long de la journée. Ceci permet plus d’heures d’éveil avec, selon les partisans de la méthode, la même quantité d’énergie.

    Passer d’un mode de sommeil monophasique (6 à 8h par nuit) à un mode de sommeil polyphasique se fait en général en programmant un ou deux repos piliers (core sleep) de 4h lorsqu’il n’y en a qu’un, de 1h30 chaque lorsqu’il y en a deux, ainsi que plusieurs siestes de 20 à 30mn suivant les choix de la personne concernée. Ces chiffres peuvent varier d’une personne à l’autre, et il est nécessaire d’expérimenter plusieurs durées pour trouver celle qui convient à chacun.

    Un exemple glané sur le net (thedanexperiment) :

    1h-2h30 : 1.5h
    5h-6:30h : 1.5h
    13h-13:25 25 min
    17h-17:25 25 min
    21h-21:25h 25 min.
    Total : 4h15 de sommeil par jour

    J’ai entendu parler de cette technique de sommeil pour la première fois sur kuro5hin (en anglais), et suis depuis avec intérêt les discussions qui ont lieu dans le groupe Yahoo (en anglais aussi) au sujet de ce qu’on appelle “überman sleep”. Le groupe de discussion en question est accessible ici, mais il faut attendre validation du modérateur avant de pouvoir accéder aux messages.

    En ce qui me concerne, j’avais envie d’essayer le programme suivant pour profiter pleinement de mon temps de trajet en RER :
    07:50-08:20 0:30 (dans le RER)
    18:20-18:50 0:30 (dans le RER)
    00:00-01:30 1:30
    03:30-05:00 1:30
    12:00-12:30 0:30 (dans un coin, au boulot)
    Total : 4h30

    Seul hic, d’après les discussions lues sur le groupe Yahoo, il semblerait que la phase d’adaptation soit très pénible, le temps que le corps s’habitue à s’endormir rapidement lors des siestes, et atteindre le cycle de sommeil paradoxal (R.E.M sleep) beaucoup plus tôt. Il faut savoir que ce cycle de sommeil est vital pour l’homme, sans sommeil paradoxal, un rat meurt sous 3 à 8 semaines, on peut penser qu’il en va de même pour l’homme.

    De plus, on trouve nombre d’exemples de personnes ayant essayé de passer en sommeil polyphasique, en réussissant parfois pendant quelques jours à quelques semaines, mais il est très rare de trouver quelqu’un qui l’a fait et maintenu sur du long terme. Ceux qui ont réussi, souvent au prix d’efforts acharnés pour lutter contre le sommeil, n’hésitent néanmoins pas à déclarer avoir bien plus d’energie et une capacité de concentration accrue.

    La version la plus poussée du sommeil polyphasique est celle appelée “Uberman”, qui consiste en seulement 6 siestes de 20mn réparties toutes les 4h durant la journée. C’est aussi le rythme de sommeil étudié par Claudio Stampi en relation avec les longues traversées en bateau en solitaire.

    Ce type de sommeil a depuis souvent été attribué à tort à des personnages célèbres, comme Benjamin Franklin ou Thomas Edison. On reporte que Leonard de Vinci dormait ainsi, mais cela relève probablement aussi du bobard.

    Je vais tenter cette expérience durant mes vacances fin mai 2006, voir à quel point cela peut-etre difficile de s’adapter (ou non).