mer 5 avr 2006
CPE : On continue dans le n’importe quoi
Posté par Thierry dans Société
Ca fait plusieurs semaines qu’ils essayent de nous faire croire que 3 millions de personnes (nombre le plus optimiste) dans la rue représentent la France (celle-ci comptait pourtant 63 millions d’habitants aux dernières nouvelles).
Ca fait plusieurs semaines qu’ils empêchent les étudiants qui veulent réussir leur année de préparer leurs examens.
Ca fait plusieurs semaines qu’ils veulent nous expliquer qu’en France, ce sont les syndicats et les mouvements étudiants qui font la loi, et non les politiciens, à grand coup de “si tu n’enlèves pas ta loi, je retiens ma respiration jusqu’à ce que je meurs!”.
Et maintenant, les voilà qui jouent à “nananananère” avec le gouvernement en signant le premier CPE de France et en virant l’intéressé 25mn plus tard pour démontrer je ne sais quoi de ridicule (parce que bien sur, tous les patrons de France n’ont rien d’autre à faire qu’embaucher des jeunes pour les virer 25mn après, histoire de passer le temps entre deux cigares ou deux parties de golf).
Ils vont même jusqu’à annoncer, je cite la dépêche Reuters (qui elle-même cite le responsable de la FIDL) :
“Licencié en 25 minutes sans motif, le tout dans le respect de la loi”, a constaté Tristan Rouquier. “J’espère bien être le dernier”, glisse Dimitry Oupoh.
Seul souci, c’est que la loi n’est absolument pas respectée au cours de ce petit exercice de montrage de quequette. C’est comme d’habitude Maître Eolas qui met le doigt là ou ça fait mal, et le fait particulièrement bien, avec son style si agréable à lire malgré les termes juridiques.
Le plus triste dans l’affaire, c’est que les journaux se sont empressés de rapporter cette ridicule démonstration faussée de la FIDL, offrant ainsi à celle-ci la couverture médiatique recherchée, mais n’ont pas fait leur travail de journalistes en dénonçant les multiples incohérences qui rendent la signature de ce CPE parfaitement illégale.
“Nous voulons montrer par A plus B que malgré tous les engagements de la majorité, on peut désormais mettre des jeunes de moins de 26 ans dans la précarité”
“Nous voulons montrer par A plus B”: c’est loupé. De la même façon, on peut prouver que 2 égal 1…
Enfin, je dis, “c’est loupé”… mais le coup médiatique est réussi, lui, et combien de journaux vont mettre en avant les points évoqués par Maître Eolas pour prévenir les lecteurs que ce coup médiatique repose sur des bases illégales ? Il est fort à parier que peu d’entre eux prendront cette peine, mais j’espère me tromper.
On notera au passage que Tristan Rouquier, le leader de la FIDL a 17 ans. A cet âge là, on considère que la personne n’est pas encore assez mûre pour voter. Cela n’empêche visiblement pas de contester les choix faits par le gouvernement et d’amener plusieurs milliers de jeunes à manifester. Plus rien n’étonne…

7 avril 2006 à 14:25
Je cite ton site : “c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’on va fermer sa gueule !”
Et bien, “c’est pas parce que j’ai qlq chose à te répondre que je vais te l’dire”
C’est ce qu’on appelle un dialogue de sourd
7 avril 2006 à 14:29
ça se tient !
8 avril 2006 à 23:09
Je trouve cet article totalement non-constructif
9 avril 2006 à 06:31
@Hugo : Considérez-vous comme constructif de bloquer des universités et faire en sorte que nombre d’étudiants ratent leurs examens, bloquer des gares et des aéroports pour empêcher les gens de se déplacer librement pour rentrer chez eux, se rendre à un enterrement d’un proche, aller chercher leur enfant avant la fermeture de la crêche, etc., bloquer des routes et s’étonner que certains désequilibrés foncent sur les manifestants et en renversent 10, probablement exaspérés d’être pris pour cibles par ces anti-CPE qui ont choisi d’emmerder le français moyen ?
Et, pour revenir à cet article que vous considérez comme non-constructif, que pensez-vous de l’action de la FIDL qui essaye de dénoncer le CPE en engageant puis licenciant un employé sans respecter la loi ? Cette démonstration est-elle constructive ?
Mon article n’est que le râle d’un banlieusard qui pense que le CPE valait le coup d’être tenté, qu’il est ridicule de la part du gouvernement d’avoir baissé la culotte devant des lycéens et des syndicalistes (qui ne représentent que 10% des salariés).
9 avril 2006 à 13:18
Bravo Thierry pour ton article. très bien écrit !
http://www.diese05.com/blog/index.php?2006/03/30/101-le-cne
Je t’encourrage à lire celui-ci, qui traite sensiblement du même sujet…Le CPE n’a pas fini de faire parler !
9 avril 2006 à 18:36
Thierry a écrit :
“Considérez-vous comme constructif de bloquer des universités et faire en sorte que nombre d’étudiants ratent leurs examens, bloquer des gares et des aéroports pour empêcher les gens de se déplacer librement pour rentrer chez eux, se rendre à un enterrement d’un proche, aller chercher leur enfant avant la fermeture de la crêche, etc., bloquer des routes et s’étonner que certains désequilibrés foncent sur les manifestants et en renversent 10, probablement exaspérés d’être pris pour cibles par ces anti-CPE qui ont choisi d’emmerder le français moyen ?”
Mais vous comprenez rien ou quoi ?
Vous pensez vraiment que le but des manifestants est de faire chier les gens ? Que c’est leur revendication de paralyser le pays ? Qu’ils sont dans la rue dans le but d’”emmerder le francais moyen ?”
Si oui, c’est triste.
“Et, pour revenir à cet article que vous considérez comme non-constructif, que pensez-vous de l’action de la FIDL qui essaye de dénoncer le CPE en engageant puis licenciant un employé sans respecter la loi ? Cette démonstration est-elle constructive ?”
Qu’est ce que ca change que ce qu’ils ont fait soit légal ou pas ? Rien. OK le CPE ne s’applique que dans les entreprises de + de 20 salariés, ce qui n’est pas le cas de la FIDL. Et alors ? Ca aurait été une entreprise de + de 20 salariés, Dimitri aurait aussi bien pu etre viré sans motif comme il l’a été.
“Mon article n’est que le râle d’un banlieusard qui pense que le CPE valait le coup d’être tenté, qu’il est ridicule de la part du gouvernement d’avoir baissé la culotte devant des lycéens et des syndicalistes (qui ne représentent que 10% des salariés).”
Ah bon, parcequ’ils ont “baissé leur culotte” ? J’avais pas remarqué, et j’espère bien qu’ils vont le faire, maintenant.
“Ca fait plusieurs semaines qu’ils essayent de nous faire croire que 3 millions de personnes (nombre le plus optimiste) dans la rue représentent la France (celle-ci comptait pourtant 63 millions d’habitants aux dernières nouvelles).”
Bah ouais, t’as raison, un jour on verra les 63 millions de francais(es) dans la rue.
T’en a déjà vu beaucoup des manifs à 3 millions de personnes ?
9 avril 2006 à 19:58
La FIDL a voulu prouver qu’on pouvait embaucher et virer quelqu’un tout de suite, c’est faux, et pas uniquement à cause du nombre de salarié. Je leur reproche d’essayer de convaincre les autres en utilisant des arguments bidons. A mes yeux, ça change tout. Vous, vous êtes visiblement pro-CPE, et je constate qu’il en faut peu pour vous prouver que vous avez raison. C’est bien, continuez donc à bêler avec les autres moutons, puisque vous n’avez même pas besoin de vrais arguments pour être contre. Leur démonstration revient à rouler sur un bébé en voiture pour que l’on interdise les voitures !
J’aimerais tout de même vous mettre en garde, vous n’avez aucune idée du nombre d’employeurs qui ne rêvent que d’une chose, c’est d’embaucher des jeunes pour les virer rapidement ensuite. C’est fou, ils attendent tous ça, parce qu’ils aiment ça les sadiques. Ils aiments former des ptis gars pour les virer ensuite, histoire de pouvoir prendre un autre jeune qui n’est pas formé, pour lui apprendre le monde de l’entreprise et le virer ensuite direct aussi… Ils adorent ça les patrons. C’est pas comme si ça leur faisait de la paperasse en plus et que ça les obligeait à former des jeunes à perte.
Quand j’entends les arguments des anti-CPE, j’ai franchement l’impression que vous voyez le monde de l’entreprise comme un jeu vidéo où il faut éviter à tout prix d’être viré, et où l’autre joueur, le vilain patron, doit tout faire pour vous virer…
Vous savez qu’un patron à qui vous démontrez que vous bossez correctement, il n’a qu’une envie, c’est vous garder ?
Pour revenir aux chiffres, non, bien évidemment, je ne m’attends pas à voir 63 millions de personnes dans la rue, mais je considère que 3 millions de personnes n’a pas à décider pour les 60 autre millions, un point c’est tout, ce qui n’est visiblement pas de l’avis des manifestants qui disent que “la France est dans la rue”. NON! A peine 5% de la France est dans la rue, ce n’est pas pareil. Et dans mon petit esprit etriqué visiblement pas doué en math, j’ai du mal à comprendre pourquoi on écouterait ces 3 millions de personnes. Est-ce parce qu’il y a rarement eu de manifestations comptant autant de monde ? C’est donc ça le critère, battre le record précédent suffit à démontrer qu’on a raison ? Et de gueuler plus fort ?
Le gouvernement planche sur les modifications du CPE, le président a appelé à ne pas utiliser ce type de contrat, pendant ce temps les grêves continuent.
Les dernieres rumeurs parlent d’un nieme contrat aidé pour remplacer le CPE… Comme il en existe déjà une vingtaine (principalement pour le public). J’appelle ça baisser sa culotte car un tel contrat ne changera probablement rien au problème. Rendez-vous donc dans 10 ans pour encore plus de chômage, ce sera pour vos enfants.
Ca fait plusieurs soirs où j’ai le plaisir d’attendre un train plus d’1h à Châtelet-les-Halles. Je constate bien aux visages qui m’entourent que les français moyens ne se sentent pas du tout emmerdés, oh non… Ils ne tirent carrément pas la tronche à cause de 50 connards qui bloquent les voies Gare de Lyon.
Continuez donc à croire que le CPE c’est la précarité et que sans celui-ci, vous trouverez un boulot rapidement et facilement dès la fin des études… Et pensez-y si on vous demande un peu d’expérience. Pensez que vous auriez peut-être pu être embauché en CPE, quitte à devoir faire vos preuves en bossant (hou le vilain mot) pendant 2 ans. Pensez qu’au pire, si vous tombez sur un patron vicieux (ça existe sûrement, même si je maintiens que ce n’est pas leur interêt et qu’ils sont minoritaires), vous aurez ainsi acquis quelques mois d’expérience précieuse pour votre CV, autant pour justifier d’un salaire un peu plus elevé lors de votre embauche suivante, que pour vérifier que vous avez bien choisi le type de métier qui vous convient.
Non, vous avez raison, il vaut mieux attendre un CDI, quitte à poireauter jusqu’à 30ans ou plus.
10 avril 2006 à 18:20
Dans ce cas, puisqu’ils n’ont pas besoin de virer leurs employés comme il le veulent, pourquoi le leur permettre ?
De plus, le CPE s’applique aux entreprises de + de 20 salariés. Dans une TPE ou une petite PME (donc moins de 20 salariés, il y a un contact humain entre le patron et ses employés, dans la plupart des cas ils ont de bons rapports. Mais dans les entreprises un peu plus grosses ces rapports humains existent beaucoup moins. D’où une des origines de la contestation.
Tous les patrons ne sont pas des salauds ni des sadiques, mais il y en a, et :
- pourquoi permettre aux “gentils” patrons de virer leurs employés sans raison puisqu’ils ne le feront pas ?
- les “gentils patrons” sont notament dans les TPE/PME, et ce sont eux qui ont besoin d’exonération de charges sociales, or, le CPE ne les concerne pas !
Donc, c’est un contrat inadapté.
Non, simplement, il ne faut pas inverser les roles.
Si un patron embauche, c’est pour garder l’employé. Donc, si il veut le virer, c’est au patron de montrer que l’employé ne lui convient pas. On est d’accord sur ce point ?
Avec le CPE, le patron peut virer sans motif, mais, avec la réforme qui avait été prévue par Chirac (maintenant le CPE est retiré, donc c’est fini), l’employeur devait justifier par écrit le motif, ce qui ne l’empêchait pas de virer. Simplement, cela permettait à l’employé d’aller se plaindre aux prud’hommes.
C’était donc bien à l’employé de démontrer qu’il fallait que le patron le garde. Je trouve que les roles sont inversés.
Je ne suis malehureusement pas suffisament doué en sciences sociales pour répondre, mais cependant :
- sur les 63 millions, combien d’enfants ? A enlever du chiffre.
- sur ce qui reste, combien de vieillars ? A retirer aussi.
Je pense que l’on ne peut rien calculer : pas de pourcentages, et je ne peux pas en dire plus car je ne m’y connais pas assez dans ce domaine
Cependant, les sondages sont parfois de bons indicateurs qui montrent dans ce cas que la majorité des francais étaient contre.
Bon, maintenant que le CPE est remplacé, enfin, en voie de remplacement (pour l’instant le texte n’est pas voté, rien n’est décidé) :
la demande des syndicats était très simple :
1. retrait du CPE, car il ne plait pas aux gens.
2. on discute ensemble d’un nouveau contrat. Quoi de plus efficace pour lutter contre le chomage et satisfaire tout le monde ?
Plutot que de faire ca, touty simplement, le gouvernement s’est entêté pendant des semaines et des semaines pour quoi ? Garder la face ? Sauver Villepin ? On ne sait pas.
Idem pour le recours au 49.3 à l’assemblée, à quoi cela servait-il ? Y avait-il le feu ? Une urgence pour faire passer ce contrat de travail ? Ca ne pouvait pas atttendre une réflexion et une concertation ?
Ouais, ben c’est comme à chaque manif, ca crée des perturbations car c’est le seul moyen de se faire entendre. Idem pour les blocages d’université et de lycée : ca gêne les élèves, mais parfois il faut savoir perdre un peu pour gagner beaucoup.
Un semestre de perdu pour les étudiants ou quelques heures à attendre le train ca ne pèse rien face à une vie de précarité.
Pas forcèment un CDI. Comme je l’ai dit les syndicats ne demandent que ca, un nouveau contrat. C’est nécessaire étatn donné la situation du chomage actuelle. Mais pas n’importe quel contrat ! Il suffisait de faire un contrat avec le gouvernement, les patrons ET les travailleurs, qui arrange TOUT LE MONDE, et voilà !
Par exemple : un CDI avec éxonération de charges sociales pour les employeurs de - de 10 salariés, une période d’essai de quelques mois (entre 3 et 6, c’est raisonnable), quelques avantages pour l’employé : indemnités, accès aux prêts pour logement, etc et le problème était règlé. Les patrons sont contents : plus de charges sociales, les employés aussi, tout va bien.
10 avril 2006 à 22:38
Un exemple parmi d’autres : Generali, 8500 salariés, je crois, j’y ai fait une intervention de plusieurs jours il y a quelques mois. Plusieurs salariés m’y ont assuré que la politique de la maison c’était de ne jamais virer personne, malgré une politique de rachats et fusion. J’ai constaté qu’effectivement, il était fréquent que plusieurs personnes partagent une même fonction. C’est probablement une TPE de 8500 personnes. Ou alors je suis tombé sur la SEULE entreprise qui ne correspond pas à tes catégories bien établies (TPE : gentils, grosses boites = exploiteurs)
Tu penses vraiment que les salariés sont sans reproches ? Pourquoi le “gentil” patron ne voudrait pas virer l’employé qui passe manifestement 80% de sa journée à jouer à freecell et appeller sa petite famille au téléphone ? Des pourris, il y en a des deux cotés, seulement le patron, pour virer le gars qui profite du système, il l’a un peu dans l’os parce que le salarié est hyper-protégé. Avec le CPE, il avait une chance de faire le ménage dans les 2 premières années parmi ceux qui sont manifestement enclins à la glandouille ou à l’hypocondrie (type pôte avec un médecin qui aurait des facilités pour faire des arrêts de travail).
Je prends un autre exemple plus délicat… J’entends les anti-CPE dire qu’avec le CPE, une femme ne peut pas tomber enceinte dans les 2 premières années, ce qui, à mes yeux, résume bien l’état d’esprit d’une partie des anti-cpe : ils ne pensent qu’à leur petite pomme… Ils trouvent normal que ce soit au patron de payer pour la jeune salariée qui n’a passé que 7 mois dans l’entreprise dont 6 de formation et qui va maintenant bien profiter du système en congé maternité. A mes yeux (et pourtant j’ai deux filles en bas âge), il est normal que le patron ait le choix de se débarasser de cette personne pour embaucher quelqu’un de plus disponible. Charge à la salariée en question de faire des enfants avant l’embauche, ou passé les deux premieres années, ou, le cas échéant, assumer le fait que ce n’est pas au patron de payer pour son enfant car elle n’a pas encore assez donné à la société pour mériter ce traitement de faveur. Mais là, je sais que ce type de raisonnement ne m’attirera pas beaucoup d’amitiés, les gens préfèrent penser que dans ces cas-là, il est entièrement normal que le patron s’arrange, c’est son problème, pas celui de la salariée…
Oui, les rôles sont inversés justement pour que, pour une fois, l’employé ne soit pas hyper-protégé. Face à un risque moins grand de perdre du temps, des ressources et de l’argent à cause d’un CDI licencié (pour une juste cause) qui décide d’amener son cas devant les prud’hommes, l’employeur sera plus tenté de prendre des jeunes en CPE, non pas pour les virer, mais pour avoir moins de chances d’être emmerdé s’ils doivent le faire. Cela n’empêche pas le salarié en CPE d’aller aux prud’hommes s’il pense que le licenciement est abusif, le patron devra alors donner la raison qui l’a poussé à virer l’employé.
Si vous enlevez les enfants des 63 millions, pensez à enlever les lycéens non majeurs qui manifestaient, je pense qu’ils étaient assez nombreux. Ou voulez-vous faire une différence entre un enfant et un adolescent de 16ans ? Pour moi, c’est pareil dans le cas qui nous concerne, aucun des deux n’a le droit de vote, car aucun des deux n’est censé avoir développé une conscience politique assez mûre. Je ne comprends pas pourquoi vous voulez supprimer les vieillards du total, mais à votre guise, à l’arrivée on est encore loin d’avoir la majorité des français dans la rue. Quant aux sondages, on sait combien ils sont fiables et objectifs. Au fait, sur l’intégralité des sondages réalisés avant le 1er tour des élections présidentielles en 2002, combien on montré que le pen serait au second tour ? Pourtant “les sondages sont parfois de bons indicateurs”. Ah non, le “parfois” c’est parce qu’en fait, les sondages ne montrent que ce qu’on veut montrer, c’est le principe. En ce qui me concerne, je n’ai foi qu’en les élections ou les référendums, un sondage est trop facilement falsifiable (choix des sondés, ordre et teneur des questions qui amènent à la question que l’on veut orienter, etc.)
C’est marrant, c’était exactement l’idée en 1993 quand des manifestations ont empéché le vote du CIP, une mesure précédente (et mauvaise, bien pire que le CPE) pour aider les jeunes à accéder au marché du travail. A l’époque on a dit, on laisse tomber le CIP, on planche ensemble sur un autre truc… On attends toujours. MAis les manifs étaient sympas, j’y étais, j’ai passé un bon moment. Comme auparavant, quand j’étais lycéen et qu’on a manifesté contre la loi Devaquet. Je me suis bien amusé (par contre je n’avais aucune idée de ce que disait cette loi, j’étais juste content de faire partie du groupe, de ne pas être en cours, et de profiter des belles rues de ma capitale)
Une vie de précarité, bien sur. Il ne fait aucun doute qu’avec l’abrogation (ou le remplacement pour utiliser le terme officiel) du CPE, la précarité est vaincue. Et avec l’espérance de vie qui est de 26 ans de nos jours, il était évident que le CPE menait à “une vie de précarité”. Moi, j’ai du mal à voir ça comme ça, ça fait maintenant 11 ans que je n’ai plus 26 ans et je suis encore loin de voir la retraite. Mais allons-y pour “une vie de précarité” à cause d’un contrat pour les moins de 26 ans, ça sonne bien comme argument pour faire bouger les lycéens. A mon avis, les jeunes actuellement en difficulté auraient eu plus de chance d’être embauché avec un CPE que sans, et je maintiens qu’il vaut mieux devoir faire ses preuves 2 ans avant de pouvoir se reposer sur ses lauriers que de passer ces 2 ans à parcourir les petites annonces parce que les employeurs sont trop frileux pour tenter l’embauche d’un jeune sans connaissance du monde de l’entreprise ni expérience précédente pour confirmer qu’il peut convenir.
Le but du CPE n’était pas d’aider les jeunes à intégrer des entreprises de moins de 10 salariés, mais de leur faire goûter aux grandes entreprises ou le travail n’a (en général) rien à voir avec l’image qu’ils se font, au sein desquelles ils auraient pu “faire leur trou”, ou, vraiment au pire si le patron décide de diminuer la charge salariale ou si l’employé ne convient pas pour une raison ou une autre, de passer quelques mois dans une grosse boite afin de voir comment cela se passe, histoire de faire une ligne de plus sur le CV qui fera plus joli qu’un stage lors du prochain entretien d’embauche.
Je recite ce passage parce qu’il est formidable de naïveté. Le jour ou tout ce petit monde sera d’accord sur une réforme d’un point du code du travail, je mange un rat!
De toutes façons, le CPE est mort, vive le CPE. On ne saura jamais s’il aurait favorisé l’emploi des jeunes. Ce que j’ai apprécié dans cette histoire ce sont toutes les personnes qui sont d’un coup devenues hyperspécialiste de l’économie et qui ont pu prédire ce que deviendrait le marché du travail si le CPE était mis en place. Ces personnes, à grand coup de “tu vas te faire virer n’importe quand” et “c’est la porte ouverte à la précarité” on bien joué leur rôle d’épouvantail. J’espère juste qu’elles avaient raison et que j’avais tort (et avec moi nombre de personnes plus silencieuses que le manifestant moyen). Je m’étonne cependant que ces personnes si fortes pour prédire l’avenir des jeunes avec le CPE ne soit pas capables de nous faire des propositions de changement à la place. C’est à croire qu’ils ne sont doués que pour annoncer les mauvaises nouvelles.
10 avril 2006 à 22:42
@thomas: au passage, merci d’avoir pris le temps de rédiger un argumentaire bien écrit, censé et non insultant. Cela fait plaisir d’avoir de vraies discussions de temps en temps, et c’est la première discussion interessante qu’héberge mon jeune blog.
11 avril 2006 à 17:55
11 avril 2006 à 22:04
thomas, je me contenterais de préciser que ce sont les employeurs qui créent les emplois. Vous, vous voulez plaire à la majorité, c’est à dire aux employés. Votre reflexion est biaisée. Le salarié veut la sécurité de l’emploi, c’est une belle utopie dans un pays qui compte autant de chômage. Tant que vous voudrez résoudre le problème de l’emploi en plaisant à la majorité, vous irez droit au mur.
On nous dit que 400.000 emplois ont été signés en CNE, dont environ 110.000 qui correspondent à des emplois créés spécialement grace au CNE.
A vous d’aller expliquer à ces 110.000 personnes qu’il faut supprimer le CNE parce qu’il est porteur de précarité.
Au sujet des 35h, j’ai peur que vous voyiez encore le bon côté des choses côté salarié, parce que cette réforme, extrêmement populaire, est un des facteurs aidant à la mondialisation. Pourquoi payer un français qui bosse 35h avec des charges monstrueuses et une protection laissant peu de chances à l’employeur, lorsqu’il suffit de délocaliser une hotline ou une usine en Afrique du Nord ou en Asie ?
A vouloir rester trop protégés, je ne serais pas surpris qu’à terme il ne reste qu’un certain nombre de privilégiés et certains corps de métiers qui auront du travail et que tout ce qui est délocalisable le sera.
Oh non, les gens ne sont pas cons. La preuve, souvent, avec le peu d’argent qu’il leur reste après impôts, nourriture et loyer, il vont acheter le dernier téléphone portable ou une nouvelle imprimante pour leur PC. Combien pensent plutôt à investir, et attendre que l’investissement rapporte pour commencer à acheter le superflu ? La réponse est “très très peu”. Les gens sautent sur l’immédiat, le plaisir rapide, la facilité. Et le CPE, ce n’est pas la voie de la facilité. Le CPE (dont je pense qu’il aurait été efficace), n’était pas là pour brosser dans le sens du poil, mais bien pour apporter une solution au problème de la rentrée sur le marché du travail pour les jeunes sans expérience. Voyez-ça comme un sirop, c’est mauvais à prendre mais ça fait du bien à moyen terme. Seulement les français nous ont encore une fois démontré qu’ils ne voulaient pas voir les chose à moyen terme. Ajouter à ça l’opportunisme de l’opposition qui a enfin trouvé un sujet sur lequel se mettre d’accord pour taper sur la majorité, et vous comprenez que le tout s’est emballé bien plus que de raison.
Je passe vite fait sur vos remarques à propos des allocations pour le chomage et la retraite pour les vieux, vous essayez de me prêter des idées qui ne sont pas les miennes. J’espère que vous trouvez normal qu’une personne qui a travaillé 1an dans toute sa vie n’ait pas la même retraite qu’une personne qui a travaillé 45 ans. J’espère que vous considérez comme normal qu’une personne qui travaille 6 mois n’ait pas le droit à 5 ans d’allocations chômage ? C’est le même raisonnement que j’applique au cas que je cite de la femme enceinte. Si elle est dans l’entreprise depuis plus de 2ans, alors il est normal que l’entreprise prennent en charge une partie de son congé maternité. Mais si celle-ci tombe enceinte dans les 2 premières années, je me mets à la place du patron qui aurait l’impression d’être pris pour une vache à lait. Il a embauché parce qu’il avait un poste à pourvoir, et quelques mois après la personne est en congé maternité. Le patron se retrouve donc dans la situation initiale, ne sait pas forcément s’il peut ou doit embaucher encore quelqu’un d’autre pour compenser, eventuellement il prends un CDD ou un interim pour remplacer la jeune de moins de 26 ans (hop, précarité pour le remplaçant), et rien ne dit que la salarié ne voudra pas enchaîner sur un congé parental, hopla, condamné à conserver sa place pendant on ne sait combien de temps, etc.
Mais bon, j’ai l’impression qu’il est inutile d’essayer de montrer comment ça se passe du coté de l’employeur, qui est en situation souvent bien plus précaire que le salarié moyen (mais il a en général une autre conception des choses, plus dans la lignée du “aide toi, le ciel t’aidera”, que dans la lignée du salarié, “les autres sont égoistes, ils ne pensent pas assez à moi”).
12 avril 2006 à 18:11
Les employeurs ne créent pas de travail.
Sans employés, pas de travail DU TOUT. Incontestable, non ?
Sans employeurs, il y a du travail. Pas de grosses boites internationales et tout, mais du travail, il y en a.
Donc les salariés sont bien majoritaires, aussi bien en nombre qu’en importance.
Evidemment, ce que je dis est idéologique uniquement, car dans la situation actuelle ce sont les patrons qui sont majoritaires. Ce n’est pas normal.
Mouais, je me demande d’où l’on tient ces chiffres ??? Je ne vois qu’une source : les sondages, dont vous disiez qu’ils n’étaient pas fiables…
Je pense vraiment que ces 400 000 personnes auraient préféré un CDI. Ou un autre contrat de travail qui aurait pu être créé avec les syndicats.
Peut être. Cependant, je pense qu’il ne faut pas se priver de certaines choses pour combler certains trucs qui ne vont pas.
Comme il me semble l’avoir déjà dit ; il ne faut pas s’adapter à une situation de merde et donc contribuer à la renforcer. Sinon on tombe dans un cercle vicieux duquel on ne sort jamais.
Il faut règler le problème à sa source.
Effectivement, les Français ne veulent pas voir les choses à moyen terme.
Ceux qui veulent les voir à moyen terme, c’est le gouvernement : les élections approchent, hé oui, tout cela n’est que politique…
Les Français, eux, veulent voir les choses à long terme, pas uniquement à moyen terme.
Plusieurs réponses :
- à mon avis les gens font ce qu’ils veulent avec leur argent et personne ne peut juger de leur intelligence là-dessus.
- en admettant que les gens soient cons, qui peut dans ce cas prétendre ne pas l’être ?
Alors maintenant les femmes ne peuvent plus tomber enceintes quand elles le veulent ?
Elles doivent le planifier, demander à leur patron l’autorisation, et si il n’est pas d’accord, attendre d’avoir de l’expérience dans la boite pour pouvoir le faire ?
Si la personne en question ne demande qu’à travailler mais que tout le monde lui refuse le droit au travail, je trouve que ses droits ne sont pas respectés, et donc qu’elle doit etre indemnisée.
Une autre conception des choses, en effet, et surtout une autre conception de la notion de “précarité”.
(Je ne parle pas de tous les patrons).
Et puis, évidemment, hein, il est bien connu que les patrons envient les salariés pour leurs conditions de travail et de vie, puisqu’ils sont plus précaires ?
N’importe quel patron donnerait tout pour etre à la place de son employé ?
Non mais n’importe quoi.
Eh ben, si on attend l’aide du ciel, on n’est pas sortis de l’auberge.
Quand au “aide toi”, oui, il me semble que c’est ce que l’on appelle l’égoïsme.
12 avril 2006 à 19:59
Je retiendrais :
- que les employeurs ne créent pas d’emplois.
- que ce sont les employés qui créent les emplois (d’ailleurs, on dit bien “y’a pas de fumée sans fumée”, le feu n’y est pour rien, CQFD)
- les études de l’INSERM sont aussi fiables que les sondages
- que le fait que le CNE ait créé des emplois n’est pas une bonne chose parce que les personnes en question aurait surement préféré un CDI (même si ces créations d’emploi n’auraient pas eu lieu sans CNE). Il vaut mieux donc un CDI en rêve qu’un CNE dans la réalité.
- qu’au lieu de s’adapter à la mondialisation il faut corriger le problème à la source (je propose d’abolir toute forme de communication rapide entre les continents, ainsi que les moyens de transports trop rapides, on démantèle toutes les multinationales, et on pends ceux qui embauchent à l’étranger ou délocalisent). A mon avis, là, on corrige déjà le problème (mais la mondialisation est-elle vraiment un “problème”. N’est-ce pas juste une évolution avec laquelle il faut faire ? comme l’arrivée de la voiture a été un “problème” pour les conducteurs de carioles)
- que lorsque je dit que les français ne calculent qu’à court terme au lieu prévoir à moyen terme, vous me répondez que les français veulent voir les choses à long terme (là, j’ai pas tout suivi à ce raisonnement, et surtout je ne vois pas ce qui vous fait dire ça)
- Que lorsque les policiens font de la politique (voter des lois pour résoudre les problèmes de chômage le plus rapidement possible pour lutter contre un fléau qui empire régulièrement), et bien… ils font de la politique (ça aussi, c’est un concept). J’aurais presque l’impression que vous essayez de me dire que Villepin s’est mis la France à dos pour se faire élire…
- qu’une femme qui n’a pas de congé maternité ne peut pas tomber enceinte (ça doit être physiologique). Moi je dis “elle n’a pas eu le temps de mériter d’être payée pendant son congé”, et vous, vous me répondez “alors elle n’a pas le droit d’être enceinte”. Donc, on ne peut pas être enceinte sans être payé.
- que si quelqu’un veut travailler très fort mais ne trouve rien, c’est normal que les autres payent pour lui. D’autant plus qu’il est maintenant bien établi que l’argent qui sert pour le social provient d’une source infinie, on le sait, la fameuse corne d’abondance qu’utilise la gauche à chaque fois qu’elle présente comme solution de “créer des aides”. Le mieux (à mon avis), serait que tous ceux qui ne peuvent, n’aiment ou ne veulent pas travailler restent chez eux et soient payés. Il n’y a qu’à augmenter les charges des patrons pour payer ceux-là, c’est facile finalement quand on y pense.
- qu’un patron qui peut voir sa boîte couler du jour au lendemain entrainant des années d’investissements personnels et financiers est aussi bien loti qu’un salarié qui, dans le même cas, sera payé durant plusieurs mois même s’il reste chez lui les doigts de pieds en éventail devant la télé avec une bonne bière. Je n’ai jamais dit que le patron enviait la situation du salarié. Le salarié, lui, face à la précarité, il subit, il manifeste, il réclame des aides sociales. Le patron, il se démerde, il emprunte, il monte un business, il bosse comme un dératé 7j/7 pendant quelques années et il récolte les fruits de son travail. Ces deux catégories de personnes vivent dans 2 mondes différents séparés uniquement par la force de la pensée.
- “aide toi” c’est de l’égoïsme ??? Vous préférez visiblement “ne t’aide pas, la gauche viendra t’aider dans 2ans”.
Thomas, vous l’aurez deviné à ma réponse, je ne compte pas continuer cette discussion, car vous essayez de déformer mes propos (”les femmes ne peuvent plus tomber enceintes quand elles le veulent” quand je dis “si elle tombe enceinte quelques mois seulement après l’embauche, elle court le risque de ne pas avoir droit au congé maternité”, “il est bien connu que les patrons envient les salariés pour leurs conditions de travail et de vie” quand je dis que les patrons ont une plus grosse épée de Damocles au dessus de la tête sans jamais se plaindre de précarité, “aide toi” devient un hymne à l’égoïsme, etc.
Ca ne sert à rien que je prenne sur mon maigre temps libre pour répondre si vous déformez ces réponses.
13 avril 2006 à 18:02
Je ne déforme pas les réponses, du moins pas volontairement.
Et si vous n’avez pas le temps de faire un blog, n’en faites pas ou ne l’ouvrez pas aux commentaires.
Je réponds tout de même pour essayer de justifier mes pensées :
Je n’ai pas dit pas d’emploi, mais pas de travail.
Là, c’est mes réponses qui sont déformées.
Il suffisait de préciser la sources de ces chiffres.
Et les études de l’INSERM ne sont pas fiables à 100%, même si elles le sont peut etre plus que les sonages.
Non, il vaut mieux un CDI dans la réalité et pas de CNE.
Ce n’est pas utopiste, il faut arrêter de croire que l’on est obligé de vivre dans la précarité, CE N’EST PAS UNE FATALITE.
Ce n’est pas la mondialisation le problème, on parlait du problème de l’emploi en France.
Il y a un problème avec cet emploi, et il faut le règler à la source.
C’est surement lié étroitement à la mondialisation (qu’est ce qui ne lui est pas lié ?), mais ce n’est surement pas la rasion principale.
Hors Sujet : Et puis si la mondialisation ne nous convient pas oui il faut règler le problème à la source et non pas s’adapter à la mondialisation, il faut adapter la mondialisation pour qu’elle nous convienne.
Que si les les jeunes refusent le CPE c’est parcequ’ils veulent voir leur avenir, et que si les français refusent le CPE c’est pour l’avenir de leurs enfants, c’est que j’appelle le “long terme”
Ce n’est pas une impression, c’est bien ce que je dis : Villepin a voulun créer le CPE pour se faire élire.
Il n’en a rien à faire du chomage et de la précarité.
Ce qu’il veut c’est que les chiffres du chomage baissent à court terme pour préparer 2007.
Bah ouais, quand on a un boulot pas cher payé on ne peut pas se permettre de le perde, de tomber enceinte et de continuer à vivre dans des conditions normales.
Encore une fois ce n’est pas ce que j’ai dit.
Le droit au travail existe, chacun est censé pouvoir travailler s’il en a envie.
Dans la situation actuelle, on refuse l’emploi aux gens. Donc on les indemnuise, c’est normal.
Les travailleurs (et les patrons) ne veulent pas partager le temps de travail qui reste (car il diminue étant donné l’automatisation, etc, et le nombre de gens augmente), donc ils paient pour remplacer le temps de travail qu’ils prennent aux autres.
“Deux mondes différents”, je suis d’accord.
Vraiments différents. Dans lesquels les notions de précarité et d’argent ne sont pas les mêmes.
Bon, je suis désolé pour le “aide-toi” que j’ai peut être légèrement mal interprété.
Cependant je persiste dans tous mes propos, je pense la majorité des patrons (pas tous, comme je l’ai déjà dit les patrons de TPE ne sont pas concernés par ce que je dis) n’ont pas une plus grosse épée de damoclès au dessus de la tête, que les femmes ne touchent pas le congé maternité cela revient à une interdiction de tomber enceinte.
Il est vrai que ce n’est pas forcèment une bonne idée de continuer cette discussion, aucun d’entre nous ne changera visiblement d’avis.
En tous cas, merci d’avoir permis à chacun de s’exprimer sur le sujet via ce blog
à une prochaine fois peut être
13 avril 2006 à 18:03
désolé pour le double commentaire, pendant l’écriture, j’ai malencontreusement cliqué sur ENVOYER…
Vous pouvez supprimer le premier et celui-ci, tout le texte étant inclus dans le deuxième.
13 avril 2006 à 19:06
Voilà, j’ai supprimé le commentaire superflu.
Merci d’avoir pris le temps de clarifier certaines choses avec ce commentaire.
Notre discussion était interessante, mais il est clair que nous n’arriverons pas à se convaincre l’un l’autre.
Merci d’avoir pris le temps à chaque fois de rédiger au mieux vos commentaires. Je trouve cela dommage que cette discussion se soit limitée à nous deux, mais mon blog étant (pour l’instant en tout cas) peu fréquenté (sauf par les fans de Karima Adebibe), les commentaires sont encore assez rares.
Au plaisir de vous voir réagir lors d’un prochain article, thomas.