ven 14 avr 2006
Tranche de vie
Posté par Thierry dans Société
Loin du débat sur le CPE, l’égalité des chances. Loin des considérations sociales voulant que l’état soit seul coupable des problèmes d’emploi et de formation des jeunes (et moins jeunes), voici la petite histoire d’un retraité qui a commencé avec un cap boulanger. C’est rafraîchissant et c’est sur Agoravox.
J’aime beaucoup la conclusion (mais j’ai apprécié le reste du texte aussi) :
Un grand comique a dit: Au bout de tes bras tu trouveras toujours deux mains secourables. Paix et bonheur à tous ceux qui me liront.

14 avril 2006 à 13:31
je ne partage pas votre enthousiasme, voic ma réponse posté sur agora vox.
bien à vous
Hymne à «la succes story»
Je lis ces lignes extraites de votre témoignage à propos de débat sur le CPE «C’est vrai que le bon sens, le courage, la motivation, la curiosité, l’adaptation à d’autres façons de vivre, ne sont pas des choses qu’on apprend facilement. Personnellement, je n’attends rien de quiconque, sauf de moi-même. La plupart des gens qui ont bien réussi leur vie y ont été pour quelque chose. Un grand comique a dit: Au bout de tes bras tu trouveras toujours deux mains secourables. Paix et bonheur à tous ceux qui me liront.»
Et je ressens le besoin irrépressible de répondre:
Cher Monsieur,
Votre témoignage et votre parcours contribuent utilement au débat en cours sur le problème de la “flexibilité”. Mais je me sens un peu contraint, malgré l’allant de votre témoignage, à ne pas souscrire à votre conclusion quelque peu lyrique. Je crois profondément à l’initiative individuelle, au fait qu’il faut se bouger, que le monde d’aujourd’hui et de demain fait que tout à chacun devra changer plusieurs fois de jobs, de métiers, de suivre des formations etc … qu’une fois jeté du monde du travail, parce qu’âgé de plus de 50 ans,créera sa propre entreprise individuelle.
Mais … mais, petite question est-ce que vous partagez un sentiment de solidarité avec autrui? Vous sentez vous citoyen co-responsable de l’organisation de la société dans laquelle vous vivez et qui est tout de même bonne fille avec ses enfants et délivre un certain nombres de services?
Moi je réponds oui, je me sens responsable et solidaire du monde dans lequel je vis et de mes congénères. Tous ne naissent pas malheureusement égaux: handicap physique ou mentaux, milieux plus ou moins privilégiés avec des incidences sur le parcours éducatif, caractère plus ou moins trempé etc. … Ce qui fait que notre société se compose de leaders, d’hommes et de femmes forts, mais aussi et c’est ce qui fait sa diversité, et pour ma part mon bonheur, d’hommes et de femmes plus fragiles, moins entreprenants..
Et ceux là même vous voulez les livrer aux lois sauvages du marché et de la libre entreprise, sous prétextes qu’ils ne seraient pas assez forts? Bravo pour «les success story» et «les contes de fées», mais le monde est cruel et il est bien nécessaire de mettre toutes les protections utiles et considérer chaque citoyen pour ce qu’il est et ce qu’il est susceptible de donner. Car chacun doit pouvoir trouver sa place à sa juste mesure. Votre élan pour la libre entreprise me fait peur car il laisse entrevoir un monde «sélectif» Enfin toute expérience est heureuse et riche d’enseignements, mais elle n’engage que son auteur, et ne vaut en aucune manière nécessairement pour autrui http://homepelletier.club-blog.fr/aube/
15 avril 2006 à 12:12
Jean, j’ai déjà lu votre réponse sur Agoravox, elle est digne d’interêt, mais je trouve qu’elle ne correspond pas au texte original.
Je n’ai nullement compris que l’auteur laissait de côté la solidarité, mais qu’il était fier de n’avoir jamais eu besoin d’y recourir durant sa vie.
Je reste néanmoins d’accord sur votre analyse relative aux personnes qui ont vraiment besoin de l’aide de tous, handicapés et personnes souffrant de maladies très pénalisantes ou incapacitantes, principalement. Dans une moindre mesure, je vous rejoins sur le fait qu’une personne qui n’a pas le courage ou l’envie de monter sa propre entreprise ne devrait pas être découragé de rester salarié.
Je n’ai pas vu dans l’histoire du boulanger autant de choses que vous. Vous, vous y voyez une ode à la précarité, moi j’y vois une ode à la volonté de réussir, au “demerdisme”, quitte à remettre certaines choses en question (emplacement géographique, corps de métier, etc.). C’est cette démonstration de volonté que je trouve raffraichissante, en marge du discours actuel, qui laisserait à penser qu’ils sont nombreux, ceux qui veulent prendre plus qu’ils ne donnent (mais j’espère me tromper).
L’auteur cherche aussi à encourager les gens à changer de corps de métier s’ils sont sur une voie qui semble morte, c’est une bonne chose. Chacun est libre de s’entêter ou de profiter du bon conseil, mais il est nécessaire que certaines personnes rappellent ces choses pourtant si évidentes.
16 avril 2006 à 21:03
certains sont solidaires des autres en travaillant, d’autres parlent de solidarité…
1 mai 2006 à 09:51
Bonjour Thierry,
Bizarre de constater que lorsqu’ décrit un parcours comme le mien,le nommbre de personnes qui parlent de complètement autre chose que du sujet.Je suis très étonné de voir que quiquonque ne m’ a rien demandé de concrêt sur l’ exercice de mon turbin lui-même,je parlais de faire du pain,on aurait pu concevoir qu’ au moins une seule personne me demande comment s’ y prend-on?
Des divagations sur un certain Le PEN,un autre qui trouve très Jeanpierrepernaudesque ce récit,
d’ autres qui s’ en prennent aux trente glorieuses,un troisièmme qui me demande d’ aller voir je ne sais quelle misère du monde,et d’ y apporter mon éventuelle contribution.
Etc…etc…
Le but de mon article,était de donner un éclairage vécu, puisque beaucoup de jeunes qui manifestaient pour ou contre le CPE parlaient d’ une éventuelle entrée dans le monde du travail.
Pour autant,ce n’ est qu’ un exemple,sans doute pas transposable à l’ heure actuelle.
Par contre ,ce que je voulais faire passer,c’ est prends toi en main,aie du courage,du cran,de l’ éspoir,de l’ assiduité,en fait j’ ai eu énormemment de chance de voir tout mon entourage bosser quand j’ étais petit,ce qu’ un jeune d’ aujourd’hui n’ a pas forcemment,
Je me souviens,lorsque les mines de potasses en Alsace ont arrêté,les mineurs mis sur la touche ont été pour certains relativement bien indemnisés,et bien un de ceux-là,habitué qu’ il était à être pris en main dans son travail précédent,a ouvert un restaurant, en pensant y arriver,au bout de queque mois il a mis la clé sous la porte et en ayant sans doute perdu la totalité de sa prime de départ,Il avait pris son rêve pour une réalité,formaté comme il était
il n’ avait preque aucune chance,je l’ ai entendu dire dans son restaurant à des personnes qui ne lui demandaient rien,que les patrons c’ étaient des profiteurs et et des exploiteurs,,en fait il ne s’ était pas rendu compte qu’ il parlait à des chefs d’ entreprises.Qui ne sont jamais revenus.
Des gens qui tiennent des commerces et qui ouvrent leur magasin le matin,devraient en même temps enclencher leur cerveau.
Bon là je m’ égare.
Je voulais aussi faire passer le fait qu’ il ne fallait rien attendre des autres et tout de soi.
Mais bon,avec ou sans mes observations le monde continuera de tourner et c’ est tant mieux ainsi.
Il m’ interresserait de savoir ce que vous même faites dans la vie,quels sont vos centres d’ interêts et des chose comme ça.
Je vous souhaite un beau 1 mai.
Ben tiens c’ est rigolo de parler turbin un premier Mai.
Rocla
1 mai 2006 à 15:42
Bonjour Rocla,
J’ai été, vous l’aurez deviné, assez touché par le résumé que vous avez fait de votre expérience par rapport au monde du travail.
Vous dites :
C’est ainsi que j’ai lu votre article, mais il est clair que ce n’est pas le cas de tous les lecteurs d’agoravox, qui, peut-être encore trop pris dans le mouvement anti-CPE, ont vu dans cet article ce qu’ils voulaient y voir et non ce que vous y avez mis.
Je suis actuellement salarié dans une société de service en informatique, que j’ai integrée en 1996, puis quittée de 2000 à 2003 pour me lancer dans l’indépendance, et que j’ai réintégrée ensuite, lorsque j’ai eu l’impression que je n’étais pas fait pour être mon propre patron.
Cependant, je refléchis depuis quelques mois à un projet qui me tient à coeur et qui me permettra, peut-être, de regoûter aux joies d’être à son compte
La mise en place de ce projet se faisant sur mon temps libre (qui est très rare, ayant deux charmantes filles en bas âge et des travaux à réaliser dans ma nouvelle maison), c’est un projet de longue haleine, qui verra peut-etre le jour fin 2006, début 2007.