Culture


On le constate encore une fois, le piratage fait énormément de mal à l’industrie cinématographique.

Le film Les Bronzés 3, qui était disponible sur le net en excellente qualité à qui savait chercher, et ce dès la première semaine d’exploitation, n’en est qu’à 10 millions d’entrées en salles, ce qui ne le place qu’à la 6ème place des meilleurs résultats français depuis 1945.

Encore une preuve, s’il en faut, que le piratage tuera notre cinéma, si ce n’est déjà fait !

A noter : le film a été à priori rendu disponible par un des éléments qui constituent la chaîne de production, il n’a pas été filmé en salle, ce qui explique la grande qualité de la version qui circule sur le net.

Modification du 22 mars 2006 : à ce sujet, lire le compte-rendu (en anglais) de Michael Geist (titulaire de la chaire de recherche en droit d’Internet et du commerce électronique à l’Université d’Ottawa, auteur de rapports gouvernementaux sur l’Internet et la loi, et accessoirement chroniqueur pour les questions de droit de la technologie au Toronto Star) à propos de l’étude réalisée par la Canadian Record Industry Association (CRIA), ou le commentaire en français d’Olivier Bonnet sur Agora Vox. On savait/supposait déjà tout ça, mais il est bon d’obtenir des chiffres, officiels de surcroît.

Cet article est le troisième article d’une série de 5 articles sur les “trucs à faire dans le métro”. L’idée de départ étant d’occuper le temps de transport (3h/j dans mon cas) à faire quelque chose de productif. Les articles concernés sont :

  • 1. Ecrire à un proche
  • 2. se bâtir une culture cinématographique
  • 3. Apprendre une langue (cet article)
  • 4. Faire une sieste - Sommeil polyphasique
  • 5. Apprendre à dessiner
  • Vous l’aurez probablement constaté, bon nombre de voyageurs, dans le métro, possèdent un lecteur de mp3.
    Plutôt que d’écouter en boucle le dernier Laurie ou le dernier Prince (à ce sujet je vous conseille plutôt de mettre la main sur son excellent Avalanche qui relève du pur génie, minimaliste et très jazzy), pourquoi ne pas mettre à contribution ce bien pratique petit outil pour apprendre quelque chose ?

    Durant 2004-2005, j’allais chez un client situé à pied à une trentaine de minutes de chez moi, j’ai donc pris sur moi de profiter de cette agréable marche à travers le parc André Malraux pour apprendre une langue que je trouve très agréable à l’oreille, l’italien.

    Pour cela, j’ai utilisé la méthode Pimsleur que je trouve très bien faite, qui consiste en leçons de 30mns, avec une courbe de progression que j’ai trouvée parfaitement équilibrée. Le seul hic, c’est que les instructions sont données en anglais, mais comme je comprends parfaitement l’anglais, cela n’a pas été un problème pour moi. Si vous ne comprenez pas l’anglais, il vous faudra vous tourner vers d’autres méthodes de langues disponibles en CD audio (à convertir donc en mp3 pour votre lecteur), et j’avoue ne pas être à même de vous conseiller sur les autres méthodes disponibles.

    Pour l’italien, ce que j’ai fait à l’époque, c’est 30mn le matin en allant au boulot, 30mn le soir en revenant, et le midi, parfois, après avoir grignoté un peu dans le parc, assis au soleil sur un banc.

    A noter, la méthode Pismleur offre un large choix de langues (albanais, créole haïtien, indonésien, swahili, etc. en plus des plus classiques italien, espagnol, russe, au total une trentaines de langues), donc je vais pouvoir me régaler à apprendre langue après langue :)

    En lisant l’excellent billet de Petaramesh sous-titré “la problématique de l’athée“, j’ai eu envie de commenter un passage qui, je trouve, mérite un peu plus de réflexion. Je ne reviendrais pas sur l’ensemble du billet en question avec lequel je suis assez d’accord, mais j’aimerais réagir à la partie “bourrage de crâne”, et surtout à ceci :

    Bourrage de crâne

    […] l’heureux nouveau Croyant admis dans sa nouvelle famille sera ensuite soumis, avant même le développement chez lui du moindre esprit critique et de la moindre rationalité, à un bourrage de crâne en règle, plus ou moins prononcé selon le degré de religiosité et de pratique de la famille où il a vu le jour. Cela ira de fais ta prière à le petit Jésus par-cî, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) par là, l’Eternel ton Dieu et la Terre Promise par ailleurs. Puis la “formation spécialisée” du caté de nos grand-mères à l’école coranique, selon le courant dont chacun se réclame.
    Tous ces concepts, toutes ces vérités, le petit enfant les avalera en même temps que l’habitude de se laver les mains avant de passer à table et le fait de mettre ses chaussures avant de sortir, bien avant d’être confronté à l’imparfait du subjonctif ou aux équations du second degré.
    […]
    On bourre donc le mou des gosses avec la Vérité Révélée, on bourre tant et si bien, avant même l’acquisition de la capacité de réflexion, qu’une fois parvenus à l’âge adulte, nos Petits Croyants auront si bien intériorisé tout cela que leur religion fera partie intégrante de leur identité et de leur structure mentale.

    J’avoue que cette partie m’a beaucoup dérangée, dans la mesure ou je suis moi-même athée, malgré quelques années de catéchisme, pendant lesquelles j’ai effectivement appris quelque chose d’utile.

    Si je résume bien, Swâmi, tu comptes laisser ton enfant faire lui-même ses choix lorsqu’il sera en age, c’est très bien et cela part forcément d’un bon sentiment. Cependant, parmi les choix que celui-ci devra faire, il en est d’autres, moins spirituels (dans le sens ou j’entends ce mot) comme le type de comportement qu’il adoptera face aux autres.

    Je parle principalement de tolérance et de respect d’autrui. Ton enfant, au cours de sa jeunesse va se retrouver face à plusieurs sources d’enseignement : ses parents, l’école, les copains, les inconnus, etc. La somme de ses enseignements définira la personnalité de l’adulte qu’il deviendra. Le souci, c’est qu’à ce jeu, les parents sont les moins chanceux. Effectivement, arrivé à un certain age, a moins d’avoir eu un bol monstre, l’éducation donnée par les parents sera complètement ignorée par l’enfant, voire même systématiquement contredite.
    Il ne restera alors plus à ton enfant que les autres sources d’enseignement.

    Si tu as de la chance, il aura des amis “respectables” dans ce sens qu’ils ne tâcheront pas de lui apprendre qu’insulter des flics c’est cool, piquer des fringues c’est le pied, et traiter les filles comme des traînées c’est ce qui te définit comme étant un homme un vrai. Cependant, ce n’est pas quelque chose que tu pourras contrôler, si tes enfants fréquentent les mauvaises personnes, tu ne pourras pas y faire grand chose (surtout si tu veux laisser le choix à tes enfants).

    Un enfant qui va au catéchisme, au moins, tu sais qu’on lui présentera aussi une façon de voir les choses plus tolérante, plus “tournée vers son prochain”. C’en est parfois même risible d’entendre ces prêtres dégoulinants de gentillesse et de compassion, mais, à mon avis, c’est très bon pour l’équilibre de l’enfant qui aura ainsi plus d’éléments de réflexion à sa disposition lorsqu’il devra faire les choix qui le définiront.

    En ce qui me concerne, j’ai fait quelques années de catéchisme (et de scoutisme) et j’en ai retiré, je crois, un sens moral assez développé, qui se concrétise dans la vie de tous les jours par des actions aussi simples que prévenir la boulangère lorsqu’elle a rendu trop de monnaie, éviter de gêner les voisins en faisant trop de bruit, etc. Ces petites attentions qui rendent la vie plus agréable à tout le monde.

    En repoussant complètement les religions, tu refuses aussi certaines valeurs qu’elles enseignent quasiment toutes, comme le respect des autres, la tolérance, la compassion, … Après, que l’histoire prouve que ces valeurs sont foulées quotidiennement au nom de ces mêmes religions, c’est autre chose, et ce n’est pas ça que ton enfant apprendra au catéchisme. Par contre, il sera à même de faire la différence entre l’enseignement catholique et les actions faites, soi-disant, au nom de dieu.

    Mes filles choisiront leur religion (athéisme inclus) quand elle le voudront, en attendant, si l’occasion se présente de les inscrire au catéchisme, bien que je ne soit pas croyant, c’est volontiers que je le ferais, non pas pour qu’elles apprennent qu’il y a une vie après la mort, et que Dieu a envoyé son fils se faire charcuter pour voir si on l’aimait assez, mais uniquement pour qu’elles soient confrontées à des attitudes et émotions qu’elles n’auront malheureusement que trop peu le loisir de croiser dans la vie de tous les jours.

    Superbe anamorphose :

    Batman Anamorphose

    Je profite de l’apparition des affiches du film un peu partout pour le clamer haut et fort :
    je n’ai pas aimé Da Vinci Code

    Pire que ça, non seulement j’ai eu l’impression de perdre mon temps à lire ce livre, me forçant à aller jusqu’au bout afin de voir si l’enthousiasme autour de celui-ci n’était pas du à une fin particulièrement réussie, mais je n’ai de plus à ce jour toujours pas compris le pourquoi d’un tel engouement autour de cette histoire.

    L’intrigue elle-même est chiante comme la mort, et le coté astucieux des découvertes autour de la théorie du code Da Vinci ne viennent pas sauver le livre.

    Dan Brown a vendu plus de 20 millions d’exemplaires et le film à gros budget sort le 17 mai en France. J’ai donc sûrement du louper quelque chose.

    Mais comme avec la mode du Sudoku, je me dis que j’ai juste eu la chance d’échapper à un phénomène sans réel fondement, et que le succès de ce livre n’est dû qu’à un marketing très réussi. Ou alors je suis tout bonnement plus con que les 19 999 999 autres acheteurs qui ont, si j’en crois les critiques (unanimes? j’ai du mal à trouver une critique négative), réellement apprécié ce livre.

    Histoire de ne pas faire que dire du mal d’un livre dans ce billet, je termine en recommandant Wang de Pierre Bordage, qui lui a réussi à me scotcher ligne après ligne tout au long des deux tomes.

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