santé


Et oui, bientôt trois ans que le Thierry ne fume plus et s’en réjouit à chaque fois qu’il pense à la cigarette.

Pour célébrer ça, voici une petite vidéo trouvée parmi mes mails :

Suite de mes aventures avec le cholestérol, la chrononutrition, et la levure de riz rouge, dont le précédent épisode datait du 23 mars 2006 :

Lors de mes tests précédents, j’ai pu constater que la suppression du fromage au petit déjeuner, recommandé par la chrononutrition en cas de cholestérol, a fait remonter mon cholestérol. J’ai donc réintégré celui-ci durant le mois d’avril, et j’ai pu faire des tests ce vendredi 14 avril 2006. Les résultats sont sans équivoques, le cholestérol a de nouveau baissé :

résultats avril-mars 2006
17 mars 14 avril
cholestérol (g/l) 3.27 3.09
HDL (g/l) 0.54 0.46
LDL (g/l) 2.52 2.40

Pour le mois prochain, je continue donc la levure de riz rouge ET le fromage le matin, mais je vais y ajouter un peu de sport pour voir comment évolue le taux en ajoutant juste ce facteur. En fait, je m’interroge sur la motivation des médecins pour conseiller le sport en cas de cholestérol. Soit le sport en lui-même fait baisser le taux, mais dans ce cas je ne trouve pas de raison scientifique en cherchant sur le net, soit c’est uniquement pour diminuer le risque de maladie cardiaque puisque les sports d’endurance sont bons pour le coeur (mais sans aucun rapport direct avec le taux de cholestérol).

Le but de la suite de ce test sera donc de vérifier si le sport d’endurance fait chuter directement le cholestérol ou non.

En espérant que j’ai la volonté de me lever plus tôt pour aller courir, ce qui n’est pas garanti :)

A l’age de 17 ans, en vacances en Corse, j’ai eu le malheur d’accepter une cigarette tendue par une fille qui me plaisait, un soir en boîte de nuit. Sur le moment, j’ai trouvé le goût carrément dégueulasse, mais la sensation de tournis provoquée par la fumée inhalée par mon petit corps d’albâtre était très agréable et bienvenue dans cette ambiance de discothèque de vacances.

Il n’en a pas fallu plus pour commencer stupidement à fumer. De retour de vacances, j’en fumais une, deux ou quatre uniquement le samedi soir, piquées dans le paquet des potes. Puis j’ai commencé à acheter mes propres paquets et c’était parti pour quelques années.

Durant les 17 années qui ont suivi, et principalement les 5 dernières, j’ai souvent éprouvé l’envie d’arrêter de fumer, ce ne sont heureusement pas les raisons qui manquent de faire cela. Ni les méthodes…

J’ai essayé de m’arrêter en pensant à autre chose…
J’ai essayé avec les patchs…
J’ai essayé les gommes à la nicotine…
J’ai essayé de fumer des NTB (cigarettes de pharmacie qui sentent tellement le chichon qu’on ose à peine les allumer en public)…

Un jour en me baladant dans un salon (foire de Paris?) je suis même tombé sur le stand d’un type qui vendait une solution infâme dans laquelle il fallait tremper la cigarette avant de la fumer et (parait-il) ça permettait d’arrêter de fumer. L’explication scientifique était : ‘avec le produit, c’est tellement dégueulasse que vous n’avez plus envie d’en fumer une’. Bien sur, le produit en question coûtait la peau des fesses.

Le gars m’en a voulu de l’envoyer bouler avec son produit ridicule. Franchement, qui irait mettre du produit dégueu sur ses cigarettes, pour les fumer ensuite en râlant qu’elles sont infectes, sans être tenté de prendre une seconde cigarette, cette fois-ci sans produit ?

J’aurais du lui souffler une idée de business sur le même modèle : “les comprimés pour maigrir”. Vous prenez des comprimés de crotte de chat sechée (ou tout autre produit similaire, genre oeil de rat) que vous placez dans votre nourriture avant de manger, et vous êtes surs d’arrêter de manger et de maigrir ! Puis, des comprimés pour maigrir, ça doit se vendre cher, non ? Si ça marche pour sa ‘potion pour arrêter de fumer’, y’a pas de raison.

Un beau jour, la douce et belle Delphine est tombée enceinte de la merveilleuse Antéa. Pendant la grossesse, en bon futur papa gateau que je suis, j’ai bien sûr tenté d’arrêter de fumer. Mais une fois de plus, sans succès (rhoo, allez, j’ai du tenir 1 semaine, c’était mon record).

A chaque nouvel essai pour arrêter, je n’arrivais qu’à une chose, c’est me prouver que je n’avais aucune volonté, et que c’était bien la cigarette qui commandait dans notre relation homme-tabac. Son emprise était tellement forte que, lorsque je me promettais, cigarette au bec, d’arrêter dès le lendemain matin, ça me donnait fortement envie d’en allumer une tout de suite, malgré celle que j’avais dans la bouche à ce moment-là.

C’est ce qui m’a mis un peu la puce à l’oreille quant au rôle du cerveau dans cette dépendance. Après tout, je pouvais passer toute une nuit sans me reveiller pour en fumer une, alors pourquoi est-ce que la journée il m’en fallait forcément une toutes les 2h environ ? Sans compter des cigarettes automatiques dès lors que je lançais un traitement long sur mon PC et que je devais attendre, ou que je reposais mon café ?

Le salut est arrivé par le biais du livre d’Allen Carr, La méthode simple pour en finir avec la cigarette, que j’ai acheté un soir où je me baladais dans Extrapole, aux Quatre Temps (La Défense, Hauts-de-Seine, France).

Avec un titre comme ça, faut admettre que je n’étais pas très motivé, mais la quatrième de couverture et le petit prix (6€ environ) m’ont convaincu que ça valait au moins le coup d’essayer.

Je venais d’acheter quatre paquets de 25 Winston, et ce livre auquel je ne croyais pas beaucoup.

Je suis ensuite rentré chez moi et j’ai lu le livre, en 3h ! Bon, le livre en lui-même est plutôt mal écrit, avec de nombreuses et fastidieuses répétitions. Il est clair que Allen Carr n’est pas un écrivain, et qu’il veut faire passer son message, au risque de gonfler un peu le lecteur.

Ceci dit, j’ai été convaincu par ce qu’il avait à y dire, et dès le lendemain matin je ne fumais plus. Les quatre paquets de cigarettes que j’avais achetés ont trainé sur le frigidaire pendant 4 mois avant que j’en fasse finalement cadeau à mon ami Guillaume.

Je n’ai failli craquer qu’une fois depuis, c’est à la mort de papa, quelques semaines après avoir arrêté de fumer. Fort heureusement, mon frère, à qui j’ai demandé la cigarette qui m’aurait relancé sur la mauvaise pente m’a refusé celle-ci, me rapellant à juste titre à l’ordre. Il était clair que recommencer à fumer n’arrangerait rien.

Depuis, je suis fier d’être un non-fumeur et non un ex-fumeur, dans ce sens que lorsque je pense à la cigarette, je ne me dis pas “je tiens bon depuis 2ans et demi” mais “j’ai définitivement arrêté il y a 2 ans et demi”. La différence est subtile, mais c’est celle qui sépare la personne qui se sent frustrée de ne pas pouvoir fumer de celle qui se régale de ne plus être dépendante.

J’ai depuis offert ce livre à 3 personnes, mon frère, mon ami Guillaume, et ma belle-mère, mais la méthode n’a pas fonctionné avec eux. C’est assez décevant, surtout lorsque je vois à quel point cela a été facile pour moi… Il faut néanmoins noter que sur ces trois personnes, une seule admettait ouvertement vouloir arrêter de fumer, les deux autres jugeant que pour l’instant, elles aimaient bien fumer.

Si vous n’avez pas suivi mes “tests“, à la fin de l’année dernière, j’ai décidé de manger tous les matins 120g de fromage non allegé (contrairement à l’avis des médecins).

Cliquez ici pour lire le billet correspondant au résultats après novembre et décembre à manger du fromage.

En janvier, j’ai ajouté une capsule de levure de riz rouge, et ai obtenu des résultats encore plus sympathiques.

Je suis donc passé, au total, de 3,67 à 2,84g/l pour le cholestérol total. Le mauvais cholestérol (LDL) est passé, au total, de 2,91 à 2,05g/l.

Pendant le mois de février et début mars, j’ai supprimé le fromage et conservé la levure de riz rouge.

Je suis allé faire des tests le 17 mars, et les résultats sont largement moins encourageants en ayant arrêté le fromage. Je me retrouve avec 3,27g/l de cholestérol total, et 2,52 de cholestérol LDL. D’un autre coté, les jours qui ont précédés cette prise de sang, j’ai grignoté chipsters, springles et autres gateaux d’apéritifs tous les soirs en attendant le repas. Cela a sûrement joué mais je ne sais pas dans quelle mesure (1 paquet complet de chipster la veille de la prise de sang, par exemple).

On peut néanmoins dire sans se tromper que les excellents résultats obtenus fin janvier étaient dus autant aux comprimés de levure de riz rouge (qui, je le rapelle, contient des statines naturelles), qu’au 120 à 150g de camembert ou brie avalés le matin au petit déjeuner. Pour information, cela corresponds à 1/2 camembert.

Je réintègre donc le fromage au petit déjeuner, comme recommandé par la chrononutrition.

Le plus troublant dans ces résultats, c’est que si vous dites à un docteur que vous avez autant de cholestérol que moi (3,67g/l à l’origine) et que vous mangez du vrai fromage non allegé, non omega 3, tous les matins, surtout 120g, il fera probablement un bond sur son fauteuil en vous expliquant que c’est très mauvais et qu’il faut supprimer toutes les graisses animales !

J’en déduis que la médecine navigue dans le brouillard dès qu’il s’agit de cholestérol et qu’on nous raconte un peu des conneries admises globalement par le corps médical, à qui il reste peut-être beaucoup à apprendre sur cette maladie.

Cet article est le quatrième article d’une série de 5 articles sur les “trucs à faire dans le métro”. L’idée de départ étant d’occuper le temps de transport (3h/j dans mon cas) à faire quelque chose de productif. Les articles concernés sont :

  • 1. Ecrire à un proche
  • 2. se bâtir une culture cinématographique
  • 3. Apprendre une langue
  • 4. Faire une sieste - Sommeil polyphasique (cet article)
  • 5. Apprendre à dessiner
  • Ce n’est un secret pour personne, le rythme de vie trépidant qu’offre le 21ème siècle aux familles actives laisse peu de place au sommeil.

    D’un autre côté, lorsque nous passons entre 6 et 10h par jour à dormir, il est tentant de penser que ces heures de sommeils pourraient être réduites afin de gagner quelques minutes/heures d’éveil supplémentaire chaque jour.

    C’est ce que propose le sommeil polyphasique, décrit ainsi par Wikipedia :

    Le sommeil polyphasique est une réorganisation des rythmes de sommeil dans le but de réduire la durée du sommeil de 2 à 5 heures par jour. Ceci est réalisé en découpant le sommeil en de courtes siestes (environ 30 à 45 minutes) le long de la journée. Ceci permet plus d’heures d’éveil avec, selon les partisans de la méthode, la même quantité d’énergie.

    Passer d’un mode de sommeil monophasique (6 à 8h par nuit) à un mode de sommeil polyphasique se fait en général en programmant un ou deux repos piliers (core sleep) de 4h lorsqu’il n’y en a qu’un, de 1h30 chaque lorsqu’il y en a deux, ainsi que plusieurs siestes de 20 à 30mn suivant les choix de la personne concernée. Ces chiffres peuvent varier d’une personne à l’autre, et il est nécessaire d’expérimenter plusieurs durées pour trouver celle qui convient à chacun.

    Un exemple glané sur le net (thedanexperiment) :

    1h-2h30 : 1.5h
    5h-6:30h : 1.5h
    13h-13:25 25 min
    17h-17:25 25 min
    21h-21:25h 25 min.
    Total : 4h15 de sommeil par jour

    J’ai entendu parler de cette technique de sommeil pour la première fois sur kuro5hin (en anglais), et suis depuis avec intérêt les discussions qui ont lieu dans le groupe Yahoo (en anglais aussi) au sujet de ce qu’on appelle “überman sleep”. Le groupe de discussion en question est accessible ici, mais il faut attendre validation du modérateur avant de pouvoir accéder aux messages.

    En ce qui me concerne, j’avais envie d’essayer le programme suivant pour profiter pleinement de mon temps de trajet en RER :
    07:50-08:20 0:30 (dans le RER)
    18:20-18:50 0:30 (dans le RER)
    00:00-01:30 1:30
    03:30-05:00 1:30
    12:00-12:30 0:30 (dans un coin, au boulot)
    Total : 4h30

    Seul hic, d’après les discussions lues sur le groupe Yahoo, il semblerait que la phase d’adaptation soit très pénible, le temps que le corps s’habitue à s’endormir rapidement lors des siestes, et atteindre le cycle de sommeil paradoxal (R.E.M sleep) beaucoup plus tôt. Il faut savoir que ce cycle de sommeil est vital pour l’homme, sans sommeil paradoxal, un rat meurt sous 3 à 8 semaines, on peut penser qu’il en va de même pour l’homme.

    De plus, on trouve nombre d’exemples de personnes ayant essayé de passer en sommeil polyphasique, en réussissant parfois pendant quelques jours à quelques semaines, mais il est très rare de trouver quelqu’un qui l’a fait et maintenu sur du long terme. Ceux qui ont réussi, souvent au prix d’efforts acharnés pour lutter contre le sommeil, n’hésitent néanmoins pas à déclarer avoir bien plus d’energie et une capacité de concentration accrue.

    La version la plus poussée du sommeil polyphasique est celle appelée “Uberman”, qui consiste en seulement 6 siestes de 20mn réparties toutes les 4h durant la journée. C’est aussi le rythme de sommeil étudié par Claudio Stampi en relation avec les longues traversées en bateau en solitaire.

    Ce type de sommeil a depuis souvent été attribué à tort à des personnages célèbres, comme Benjamin Franklin ou Thomas Edison. On reporte que Leonard de Vinci dormait ainsi, mais cela relève probablement aussi du bobard.

    Je vais tenter cette expérience durant mes vacances fin mai 2006, voir à quel point cela peut-etre difficile de s’adapter (ou non).

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