Logiciels


Pour ceux qui préfèreraient utiliser The Gimp à Photoshop pour leur retouche photo et création artistiques mais qui seraient freinées par l’impossibilité d’utiliser les plugins (greffons) Photoshop qu’ils possèdent déjà, je viens de découvrir pspi, “PhotoShop Plugin Interface”, qui permet d’établir un pont entre The Gimp et les plugins.

Les fichiers plugins Photoshop, dont l’extension est .8bf, sont en fait des fichiers DLLs, qui intègrent la majeure partie du temps leur propre interface, afin d’être utilisables sous Windows et sous MacIntosh. C’est donc un avantage quand il s’agit de les faire tourner sous Linux, ils n’ont en général pas besoin d’accéder aux routines graphiques spécifiques aux macs ou à Windows.

Sous linux, Pspi fonctionne aussi, mais nécessite l’utilisation de Wine, l’émulateur Windows open source.

C’est, à mes yeux, une excellent nouvelle, puisqu’il existe d’excellents plugins Photoshop. Je n’ai par contre pas eu l’occasion de vérifier que cette astuce fonctionnait avec l’intégralité des plugins disponibles et le site de pspi n’en fait pas état.

J’en profite pour signaler que le site Portableapps propose des versions de logiciels opensources compilées pour Windows et configurées de façon à pouvoir être lancées directement depuis une clé USB, sans stocker d’informations dans la base de registre, ni nécessiter d’installation.

C’est ainsi que l’on peut avoir toujours sur soi PortableGimp, utilisable sur Windows sans avoir besoin d’installer celui-ci, ni la librairie Gtk+ dont il dépend. C’est très pratique quand on passe d’un PC à l’autre.

Le site propose aussi des version “clé USB” de firefox (anglais, mais que l’on peut passer en français avec le bon fichier fr.xpi et l’extension locale switcher), openoffice (anglais), thunderbird (anglais, voir firefox pour localisation en français), NVU (éditeur HTML/CSS/etc.), Xampp (combinaison de apache/php4&5/mysql5 auquel on peut ajouter perl et tomcat, histoire de développer son site web un peu partout directement depuis sa clé USB), etc.

On trouve aussi une version portable de Gaim, le client de messagerie, mais je préfère utiliser Psi qui fonctionne aussi sans rien stocker hors de son répertoire, et me permet d’accéder à ma messagerie jabber (thierryusb@jabber.fr)

Dommage que ma seule clé USB à l’heure actuelle soit mon lecteur MP3 de 512 Mo, parce que tout ce que j’aimerais emmener en version “portable” remplit malheureusement complètement celle-ci et je n’ai plus de place pour mes cours de russe en mp3 ou quelques musiques pour s’évader dans le métro. Il faut qu’à l’occasion je m’achète un mini-disque dur USB comme ce superbe Textorm 20Go ou son grand frère le Textorm 40Go, mais ces joujoux coutent respectivement 140€et 200€, cela attendra donc une éventuelle rentrée de fonds (genre loto ou portefeuille trouvé par terre).

Les déboires d’une distribution Linux (celle que j’utilise en priorité pour un serveur).

Parfois linux plante en public aussi…

Hier soir, je me suis téléchargé le Live CD de la distribution linux Kororaa, qui a la particularité d’être le premier LiveCD avec la technologie Xgl (voir screenshot sur wikipedia), ce qui permet de tester cette technologie sans rien installer sur son disque dur, ni donc écraser son WinXPUbuntu ou CentOS préférés.

Et bien j’ai été bluffé. L’utilisation du processeur de la carte graphique pour afficher de la 2D est franchement une idée en or (on se demande pourquoi elle n’a pas été mise en application plus tôt), et on prends plaisir à déplacer les fenêtres juste pour les voir “gigoter”, et à faire tourner le cube en déplaçant une fenêtre vidéo pour le coté fun de la chose :)

Il y a un post très complet sur les forums Ubuntu expliquant comment installer ce petit bijou sur sa distrib Ubuntu, ici.

Pour ceux qui n’ont pas envie de télécharger un ISO, le graver, etc, il reste les vidéos disponibles sur le site de Novell, et qui montrent bien les possibilités de la bête.

Pour info, cela fonctionne (normalement) sans problème avec les cartes Ati et nVidia (ma vieille nVidia était toute contente d’être sollicité en dehors de Dark Age of Camelot).

Un des plus gros serveurs eDonkey2000/eMule, Razorback, ne réponds plus depuis quelques heures.

Les autorités belges auraient saisi leur serveur au cours d’un raid éclair. L’un des deux administrateurs serait en garde à vue.

Les administrateurs ont rassuré les utilisateurs paranoïaques en précisant que les données qui servaient à assurer la bonne connexion des utilisateurs étaient stockées dans les 16Gb de RAM de la machine, ce qui signifie que les autorités n’auront pas accès à cette information qui a disparu en même temps que la machine a été éteinte.

Ne resterait dans la liste de serveurs disponibles, que les “faux” razorback, ces serveurs avec le même nom qui gravit(ai)ent autour de (feu) l’original sans jamais accuser autant de connexions simultanées.

La question qui se pose, quand on imagine les policiers qui ont mis en place ce raid, et qui sont probablement maintenant très fiers d’avoir réussi leur opération (à juste titre), c’est :
Qu’est-ce que ça change ?

Est-ce que cette guerre contre les téléchargements n’est pas perdue d’avance, un peu comme la guerre contre la drogue qui semble coûter cher mais n’offrir aucun résultat à long terme ?

Pour un tracker torrent, un serveur eDonkey qui tombe, combien de nouveaux serveurs réapparaissent ?

Lokitorrent et Supernova ont disparu, mais thepiratebay et mininova sont toujours là (et probablement d’autre, je ne suis surement pas au courant des “meilleur” tracker actuels). S’ils devaient tomber un jour, qu’est-ce qui fait croire qu’il n’y aurait pas 5 autres serveurs pour prendre leur place, à l’instar de l’arrestation d’un dealer ou du trafiquant qui ne semble pas changer grand chose au paysage urbain.

Pour citer Audiard dans la bouche de Castelli dans Les Barbouzes :

-Un chinois vient de tomber de la terrasse, il est mort !
- Du calme mon enfant, un client part, un autre arrive…

Adieu donc Razorback, on t’aimait bien.

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